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Crédit photo : DLR
11/04/06

DLR

Congrès DLR 2006, l’Homme au cœur des débats

Les 23 et 24 mars derniers, a eu lieu le congrès du DLR (Fédération Nationale des Distributeurs, Loueurs et Réparateurs de Matériels de BTP et Manutention) sur le thème « L’Homme au cœur de nos métiers ». Cette 41ème édition a attiré 650 visiteurs sur les 62 stands, ce qui représente plus qu’en 2005 à Paris.

Le DLR, en bref

Créé en 1965, le DLR est présidé par Michel GABLE et regroupe 519 membres dans les secteurs de la location, la distribution et le service pour le matériel destiné au BTP et à l'industrie.

Le DLR possède un réseau national animé par 7 Présidents de région, de nombreux chefs d'entreprise de la profession et une équipe de 10 permanents.

Les adhérents du DLR représentent 70% du volume d'activité du marché.



Les Distributeurs, Loueurs et Réparateurs surfent sur une vague économique favorable

 

 

Tant au niveau français…

 

Francis GILBERG, secrétaire général du DLR, a profité de ce congrès pour présenter un bilan économique de la profession en France.

 

Depuis 2 ans, la France bénéficie d’un retour vers la croissance avec un PIB en hausse et un taux de chômage en légère baisse. Ce contexte économique profite surtout aux services, notamment de maintenance, plus rémunérateurs et non délocalisables. Mais un manque de main d’œuvre pourrait constituer un frein au développement. Pour 39 % des entreprises de Travaux Publics, cela est déjà un obstacle à la réalisation de leurs travaux.

 

En raison de l’impact du dispositif fiscal à l’investissement locatif et des conditions de prêts qui restent favorables, le secteur du bâtiment est en constant développement (+ 3,6 % de CA entre 2004 et 2005 alors que le CA 2004 était de 105,5 milliards d’€).

Par ailleurs, les perspectives 2006 restent bonnes (prévisions de + 3,2 % à + 4 ,3 % de CA entre 2005 et 2006) malgré la hausse des taux d’intérêt de la BCE (Banque Centrale Européenne), notamment en raison de la reprise attendue de la construction de logements sociaux.

 

Compte tenu des investissements des collectivités locales (48 % de la clientèle du TP) et de la commande privée (31 % de la clientèle), le secteur des travaux public se porte également bien en France, avec une croissance de 1,7 % entre 2004 et 2005. Pour 2006, une croissance soutenue est également prévue (entre + 3,1 et 4,3%).

 

La production industrielle enregistre, quant à elle, de médiocres résultats en 2005. En régression aux 3ème et 4ème trimestres (- 0,5 % et - 1,2 % par rapport aux mêmes trimestres de l’année précédente), l’activité stagne actuellement, alors qu’elle progressait de 2 % à l’issue de 2004. La manutention reste une activité très dépendante du contexte économique environnant. Les chariots industriels sont des produits de production qui nécessitent des investissements importants. Aujourd’hui, la clientèle « achète » une prestation full service ou une location, et pas seulement un simple chariot.

 

La distribution de BTP représente à ce jour 450 entreprises, 1,9 milliards d’€ de CA et un effectif de 7000 personnes. La location, la main d’œuvre et le déplacement connaissent des hausses importantes, ce qui montre que le service tend à se développer.

 

La location réalise un chiffre d’affaires de 2,95 milliards d’€, représente 840 entreprises et 2110 établissements et emploie 17400 personnes. Hors assurances, elle représente 1,60 % du matériel de BTP dans le CA global de la construction (source INSEE). L’investissement représente 28 % du chiffre d’affaires et le taux de rotation moyen au 4ème trimestre 2005 était de 55 %. Le poids des investissements dans les ventes totales de matériels des constructeurs était de 33 % en 2005.

Les 10 premiers loueurs réalisent 1,15 Milliards d’€, soit 39 % du CA total et les perspectives d’activités restent bonnes : 54 % des entreprises prévoient une hausse.

 

La Distribution/Location de matériels de Manutention concerne 260 entreprises, 6000 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 1,35 milliards d’€. Le secteur a connu en 2005 une croissance de 6,5 %, avec des variations en dents de scie (1er trimestre 05 : - 3 %, 2ème trimestre 05 : + 22 %, 3ème trimestre 05 : - 1 % et 4ème trimestre 05 : + 9 %)

 

Les 15 constructeurs majors de TP ont réalisé un chiffre d’affaires de 490 milliards de dollars en 2004, le marché français, en constante évolution (+ 23 % entre 2003 et 2004 et + 14 % entre 2004 et 2005), représente l’un des tous premiers marchés en Europe : 17 à 20 %. Les minipelles, nacelles et chariots télescopiques représentent 54 % du marché total, les principaux clients étant le TP (56%) et le bâtiment (7,5%), mais essentiellement les PME (56%).

 

La manutention compte une vingtaine d’acteurs majeurs et la France est le 1er marché de chariots en Europe par sa dynamique et sa croissance, le 4ème producteur et le 5ème exportateur.

53 à 57 % des chariots vendus le sont à destination de la location et les commandes 2005 concernaient pour la plus grande partie les chariots électriques et magasiniers, destinés pour la plupart à des clients dans la distribution et l’industrie.

 

 

… qu’européen.

 

Henri MARCHETTA, président du CECE (Comity for European Construction Equipement - constructeurs européens) a, quant à lui, présenté l’état du marché européen en matière de matériels et segments d’activité.

 

Le CECE comprend 1200 sociétés membres de 12 associations nationales et représente 21 milliards d’euros de CA, 140 000 emplois directs et 30 % de la production mondiale.

Pour 2006 et 2007, ses principales missions sont le respect des réglementations dans l’union européenne (marchés intérieurs), le respect des règles de l’OMC, le respect du droit de propriété intellectuelle, l’harmonisation et la simplification des procédures d’homologation et enfin les relations publiques et la formation des jeunes aux métiers de la filière.

 

Comme le marché français, le marché européen de la construction se porte bien. Depuis 2001, le chiffre d’affaires de la production est en constante hausse, passant de 17 à 23 milliards d’€ Mais l’évolution de l’équipement de BTP en Europe de l’Ouest se fait en dents de scie. Elle est très liée au contexte économique, connaissant des baisses en cas de crises comme lors des chocs pétroliers, et des hausses quand les taux d’intérêts baissent ou que la croissance repart.

Le marché européen compte plusieurs acteurs majeurs : l’Italie (3 milliards d’euros), le Royaume-Uni (2,5 milliards d’euros), l’Allemagne (2,4 milliards d’euros) et la France (1,8 milliard d’euros).

Au niveau du matériel de terrassement, l’Europe utilise essentiellement les minipelles (38%), les pelles/chenilles (20%) et les chargeuses (14%) mais il existe des disparités selon les pays. Ainsi en France, Allemagne et au Benelux les matériels principalement utilisés sont les minipelles et pelles chenilles, alors qu’en Italie prédominent largement les minipelles, en Espagne, les chargeuses compactes et chargeuses pelleteuses et au Royaume-Uni, les mini chargeuses.

 

Pour terminer, Henri MARCHETTA a rappelé que dans le cadre du TEN-T (réseau de transport Européen), la commission européenne a arrêté une liste de 30 projets à réaliser d’ici 2010, pour un coût de 225 milliards d’euros. Ces projets importants de construction sont porteurs d’un futur nouvel élan. Cinq projets d’axes ferroviaires ont été retenus comme prioritaires, projets impliquant largement la France. Il s’agit des liaisons Berlin-Palerme, Tours-Lisbonne, Lyon-Ukraine, Paris-Bratislava et Helsinki-Varsovie. Et pour faciliter les réalisations techniques et financières du programme, une agence exécutive sera créée pour le réseau TEN-T, en avril 2006.

 

 

 

Les loueurs « s’européanisent » en créant l’ERA, une nouvelle structure à l’échelle européenne

 

Pour répondre à la problématique de l’agrandissement des marchés avec l’ouverture à l’Europe, Gérard DEPREZ, président de LOXAM (numéro 1 de la location en Europe) a annoncé la création de l’ERA (European Rental Association - association européenne des loueurs de matériels pour le BTP et l’industrie).

 

L’ERA a pour objet de regrouper les différentes entreprises et associations nationales européennes afin d’assurer une présence de la profession à Bruxelles et faire entendre la voix des loueurs (les clients étant déjà présents).

 

Le principal objectif de l’ERA est de faire du lobbying, de peser sur les décisions en matière de politique, d’imposition et de législation. Mais elle a aussi pour but d’aider à la création d’associations nationales de loueurs, de proposer à ses membres divers services, de positionner la profession vis-à-vis des banques et de réaliser des statistiques sur la profession. L’ERA sera également un moyen de permettre aux professions qu’elle représente de se rencontrer régulièrement et de confronter leurs expériences.

 

Si l’ERA représente les loueurs (aussi bien petits que gros), elle est également ouverte à toutes les entreprises ayant un lien avec la location : constructeurs, consultants, juristes, logisticiens, avocats, informaticiens, etc.

 

Afin de simplifier le travail au sein de l’association, la langue de travail sera l’anglais, mais un anglais simplifié, pour que les discussions soient accessibles à tous.

 

A ce jour sur 80 sociétés sollicitées en Europe, 35 parmi les plus grands noms de la location ont déjà adhéré, ainsi que diverses associations nationales comme CPA en Angleterre ou ASSODIMI en Italie. Le DLR, représenté par Hervé COHADE, président du groupe Location, en est également membre.

 

Gérard DEPREZ a donc invité les adhérents du DLR à rejoindre l’ERA, celle-ci étant complémentaire au DLR.

 

L’ERA sera officiellement inaugurée à Bruxelles les 6 et 7 juin prochains, mais les entreprises peuvent déjà rejoindre l’association sur son site : www.erarental.com

 

 

 

 


Le déficit de main d’œuvre : fatalité ou challenge à relever

 

 

Un bilan catastrophe

 

Claire MIQUEL, présidente de la commission Emploi & Formation du DLR a présenté les résultats d’une enquête menée auprès des adhérents du DLR, afin d’évaluer les besoins en personnel du secteur.

En France, notamment en raison des départs à la retraite du Papy-Boom, 45 % des effectifs seront à renouveler d’ici à 5 ans, ce qui représente 11 500 personnes et correspond à 2 300 mécaniciens et techniciens par an. Or, actuellement simplement 590 personnes sont formées par an. Si l’on déduit  ceux qui poursuivent leurs études ou partent vers d’autres secteurs, seulement 428 jeunes sortent sur le marché du travail. Le bilan est donc très alarmiste : seuls 18,6% des besoins sont couverts.

 

Il faut donc réagir, et réagir vite afin d’attirer les jeunes vers ce secteur, sachant qu’il faut ensuite entre 3 et 5 ans pour former un bon technicien.

Pour ce faire, le DLR, le CISMA (Syndicat des équipements pour la construction, les Infrastructures, la Sidérurgie et la Manutention) et le SEIMAT (Syndicat des Entreprises Internationales de Matériels de Travaux publics, Mines et Carrières, Bâtiment et Levage) ont réalisé le CD-Rom « Allez de l’Avant ! » et  un site Internet : www.maintenancedesmateriels.com.

Ces outils gratuits sont mis à la disposition des entreprises pour les aider à présenter les métiers, les matériels et les formations aux écoles de leur région. Car ce déficit ne doit pas être une fatalité et nécessite un engagement fort de la part des entreprises envers tous les intervenants du secteur (entreprises, syndicats, collèges et lycées, agences d’intérim…) pour séduire et attirer les jeunes.

 

 

Des jeunes à attirer vers ces métiers

 

Pour Claire MIQUEL (présidente de la commission Emploi & Formation du DLR), le manque de main d’œuvre, bien que déjà existant, risque de se faire de plus en plus cruel. Une véritable concurrence va bientôt s’exercer entre les entreprises du secteur pour embaucher, faisant ainsi augmenter les salaires. Mais cette hausse, bien que difficile à supporter pour les entreprises, pourrait néanmoins avoir un avantage, celui d’attirer plus de jeunes vers la profession.

 

Selon Laurent VRONSKI, membre de la commission Location du DLR, le problème du manque de main d’oeuvre est culturel, puisque, depuis près de 30 ans, les métiers manuels sont dévalorisés, en oubliant que si les entreprises ont besoin de « cols blancs », les « cols bleus » sont également indispensables et tout aussi importants.

Les besoins en personnel qualifié sont tels, qu’il a régulièrement recours à la main d’œuvre étrangère (polonaise, russe, slave, espagnole, voire anglaise).

 

Alain DURAND, dirigeant de MATELOC et président de la région Ouest, ne connaît encore que peu ce problème, le nombre d’ouvrier en local étant relativement suffisant. Toutefois, très conscient du problème, il soutient qu’il est nécessaire de passer d’une logique de poste à une logique de valorisation des compétences : les employés peuvent souvent réaliser diverses tâches qui ont des points communs. Ainsi, certains monteurs de grues chez MATELOC ont pu évoluer vers une nouvelle activité : le montage de nacelles-échafaudages. Les techniciens de demain auront donc, selon lui, un profil regroupant 2 ou 3 compétences. Il faut valoriser l’Homme et donc développer la formation continue et insister sur les possibilités de promotion en interne.

 

Mais, pour Catherine JOYEUX, directrice adjointe du lycée et en charge du centre de formation du Porteau, à Poitiers, le problème vient du manque d’intérêt des jeunes pour ces professions. Les écoles recrutent normalement en fonction de la motivation (tests, entretiens de motivation…), or le corps enseignant constate que les adolescents viennent encore trop souvent vers ces métiers par défaut.

La filière souffre globalement d’une importante méconnaissance, elle est dévalorisée au profit des orientations dites générales, vers lesquelles sont systématiquement poussés les bons élèves.

Si le manque de main d’oeuvre risque d’être cruel entre entreprises du secteur, il l’est déjà entre établissements scolaires… En raison du manque d’élèves, la rentabilité de ces écoles est menacée et il existe une véritable concurrence entre établissements. Pour aller chercher les jeunes, il faut multiplier les participations aux forums et salons, les présentations aux collégiens, les portes ouvertes, etc. et rivaliser en terme d’évènementiels pour les attirer.

 

Il faut également leur montrer les avantages de la profession. Ce que les jeunes veulent, c’est avoir du plaisir à faire ce qu’ils font, appartenir à une équipe, avoir une bonne ambiance de travail, des perspectives d’avenir dans l’entreprise, et un salaire qui suive (mais contrairement aux idées reçues, ce n’est pas leur première attente…), en somme, tout ce qu’ils peuvent rencontrer dans ces professions et dont ils n’ont pas conscience par manque d’information.

 

Car le secteur est attractif, si l’on s’attache à regarder les débouchés. Catherine JOYEUX a ainsi précisé que son établissement reçoit entre 350 à 400 offres d’emploi par an, soit 2 offres par jour et que le taux de chômage de la promotion 2004 après 6 mois n’était que de 7,2%, ce qui est bien inférieur à la moyenne nationale.

Mais en matière de recrutement, les entreprises ont également un rôle à jouer, en participant par exemple à des jurys d’examen (ce qui, par ailleurs, permet de découvrir un futur collaborateur …), en accueillant des stagiaires ou en formant les formateurs eux-mêmes.

 

Toutefois, Laurent VRONSKI d’ENVE LOCATION, reste inquiet pour l’avenir. Si la concurrence s’exacerbe entre entreprises pour recruter, cela se fera par des hausses de salaires et davantage de formation continue. Autant de dépenses qui devront être répercutées sur le prix de vente ; encore faut-il que le client l’accepte…

 

 

L’Homme dans l’entreprise, comment le manager efficacement ?

 

Patrice BONTE de GT Institut a insisté sur le fait que si les attentes du client doivent être satisfaites, il ne faut pas oublier que l’employé a lui aussi des besoins : épanouissement, reconnaissance, écoute, fierté d’appartenance… Les satisfaire lui permet de se sentir bien, donc de rester dans une entreprise, et à cette fin, le rôle des dirigeants et managers et primordial.

 

Le dirigeant est le conducteur de l’entreprise. Ses exigences et ambitions, bien qu’élevées doivent être clairement énoncées et rester réalisables. Son rôle est donc également de savoir reconnaître les capacités de ses collaborateurs et déléguer.

Pour être écouté, il doit faire preuve d’autorité et donc de charisme, sans oublier qu’il est lui-même un exemple pour l’ensemble des collaborateurs.

 

Le management intermédiaire est lui aussi primordial. Il donne des ordres, mais doit également présenter des compétences humaines, afin de favoriser respect et entraide.

 

Pour ce faire, Patrice BONTE a souligné l’importance d’un bon recrutement. Outre les capacités professionnelles du candidat, le manager doit s’attacher à une forme d’intelligence émotionnelle, en se questionnant sur l’envie qu’il a de travailler avec lui.

 

 

Le management des équipes passe par la confiance en soi

 

Daniel Costantini, ancien entraîneur de l’Equipe de France de Handball, a également donné quelques conseils de management.

Il a insisté sur la rigueur et l’importance de la répétition lors de l’apprentissage d’un métier : « refaire n’est pas recommencer » cela aide à acquérir des automatismes.

Il est également primordial que le manager se trouve à la « périphérie » de son entreprise et non au centre, afin d’analyser avec objectivité les actions menées par son équipe.

Les missions qu’il confie ne doivent jamais être impossibles à atteindre et un travail de management personnel doit être élaboré pour mesurer les « progrès permanents personnels ».

Daniel Costantini a aussi rappelé qu’une bonne collaboration repose sur le respect de l’allocation des missions. De la même manière, la coopération entre les équipes nécessite la connaissance par chacun des collaborateurs des missions effectuées par les autres. L’ensemble devant être synchronisé dans l’espace et le temps afin que l’entreprise travaille avec le même objectif.

 

 

La commission Sociale du DLR, un acteur important

 

Pour fidéliser un salarié, il faut lui assurer de bonnes conditions de travail, tout en conservant la rentabilité de l’entreprise. A cet effet, la commission Sociale du DLR joue un rôle important. Elle a traité 2 800 questions en 2005 et vient d’entreprendre un travail de réécriture de la convention collective : suppression des dispositions devenues obsolètes, intégration des avenants et développement éventuel de nouveaux thèmes.

 

 

 

Le Groupe FAYAT : de Bordeaux à l’international, un exemple de management réussi

 

Jean-Claude FAYAT, président du groupe FAYAT, 4ème entreprise de BTP en France, employant 9900 personnes, présente dans 120 pays et ayant racheté BOMAG en 2004, a expliqué combien il était attaché à la notion de PME. Son entreprise qui réalise 1,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 37% grâce au matériel routier et 29 % au BTP, est organisée en divisions autonomes et en centres de profits décentralisés ayant un management transversal. L’important pour lui est de conserver une proximité géographique avec le client, mais sans oublier que l’Homme au cœur de ces métiers.

La maintenance dans 5 ans : quels outils de progrès

 

 

La maintenance a beaucoup évolué ces dernières années et connaîtra encore de profondes mutations dans les années à venir, principalement sous l’influence de l’informatique embarquée.

Serge DELEAU, Directeur du Matériel MASTERNAUT, solutions en informatique embarquée, a constaté qu’en 8 ans, les véhicules de tous types s’en sont équipé et que cela modifie profondément les habitudes de travail. Les informations sont transmises en temps réel, la réactivité est donc plus forte. Cela permet par exemple, de faire intervenir le technicien le plus proche d’un client en panne grâce à la localisation des véhicules. Mais l’électronique embarquée permet bien d’autres applications en temps réel comme l’aide à la navigation, la gestion des stocks,...

 

Si ce type d’outils est parfois considéré comme intrusif par les salariés, il est d’une part très encadré par la CNIL et l’utilisateur peut, lorsqu’il le désire, passer en mode privé en se déconnectant du système, et d’autre part, l’expérience montre que les utilisateurs adoptent très vite ces outils qui les assistent, leur font gagner du temps et, finalement, contribuent à la paix sociale en dressant une vision objective des emplois du temps de chacun.

Encore chers, ces systèmes devraient se développer prochainement sous l’impulsion de l’UMTS (aussi appelée téléphonie mobile de troisième génération ou 3G)  qui permettra, de manière plus économique, les transferts de photos, vidéos, requêtes de bases clients, prospection etc. Les véhicules d’entrée de gamme pourront alors bénéficier de ces technologies. D’ailleurs Bruno BOUILLE, Responsable SAV chez LIEBHERR France, confirme, en tant que fabricant, que les systèmes devraient être montés en série, dans un délai relativement court.

 

S’il y a 10 ans les loueurs externalisaient peu ou pas leur maintenance, l’informatique embarquée complexifie les interventions et requiert un savoir-faire spécifique. C’est pourquoi LOXAM a pris le parti d’externaliser la maintenance lourde chez des partenaires spécialisés inscrits dans un réseau de sous-traitance.

Cependant Philippe THEURIOT, Directeur du Matériel chez LOXAM, pense que les constructeurs doivent prendre en compte l’aspect maintenance en intégrant l’électronique embarquée de manière dosée. Les machines doivent rester simple à réparer, car le prix et la complexité pourraient devenir des freins au développement des équipements.

Cependant l’électronique embarquée n’est pas la seule piste d’évolution selon Philippe THEURIOT. Le service doit trouver de nouvelles réponses aux besoins des clients, comme, par exemple, des horaires en postes décalés de nuit afin d’offrir au client une réactivité et une productivité supplémentaires.

 

Pour le fabricant de moteurs MTU France, sous l’égide de son Directeur Christian COURCELLES, la maintenance est l’affaire de tous, à chaque niveau de la chaîne, le motoriste et le fabricant étant là en support pour la maintenance intermédiaire.

L’électronique a un rôle primordial dans la remontée anticipée d’informations de dégradation des composants et signale lorsqu’ils arrivent à des  seuils de maintenance. Elle permet donc d’optimiser les performances et la longévité. Les interventions sont plus économiques.

 

Bruno BOUILLE, LIEBHERR France, confirme que le fabricant a un rôle à jouer en intégrant la maintenance au niveau de la conception : Accès facilités, regroupement des points stratégiques, uniformisation des systèmes informatiques pour plus de simplicité ou encore augmentation des capacités d’enregistrement des données pour aider lors d’opérations de maintenance.

Même si ces solutions informatiques sont encore chères, elles évoluent très vite et devraient dans un délai assez court être montées de série.

 

Mais chaque maillon de la chaîne est impliqué dans la maintenance. L’utilisateur en s’astreignant à un entretien journalier et les réseaux de distribution en orientant leurs clients vers le matériel le plus adapté.

 

Pour Bruno BOUILLE, l’externalisation de la maintenance lourde bénéficiera aux distributeurs. Ce qui implique que le réseau doit évoluer, se former et que les fabricants ont le devoir de les aider à capter ce transfert d’activité avec des contrats de service adaptés et au juste prix. Dans ce cadre, LIEBHERR va créer Mecatronic, une équipe de spécialistes de la maintenance électronique destinés à soutenir les distributeurs sur le terrain.

Les différentes autres interventions

 

 

Durant ce 41ème congrès, d’autres évènements et interventions majeures ont eu lieu :

 

Signature du guide des chariots d’occasion

Signature, entre le CISMA et le DLR, d’un guide de vérification de la conformité des chariots d’occasion, ainsi que l’annonce de la finalisation et de la signature par CISMA, DLR, SEIMAT et FNTP, de deux guides de réalisation des vérifications générales périodiques et des mises en service des engins de terrassement utilisés en levage de charge.

 

Changement de statuts du DLR

Au cours de ce congrès a eu lieu une assemblée générale extraordinaire qui s’est soldée par un changements de statuts. Le prochain président du DLR sera désormais élu pour 2 ans, renouvelables 2 fois (au lieu de 4 ans renouvelables 1 fois)

 

Le plan de prévention : indispensable à la sécurité des intervenants

La table ronde sur la sécurité des intervenants a démontré que les entreprises ne pouvaient plus faire l’impasse du plan de prévention, quel que soit le temps passé en intervention chez un client. En ef


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Source : TARA - Communication et Relations Presse
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