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Crédit photo : Nuisibles & Parasites Information
09/09/08

Nuisibles & Parasites Information

Journée Technique de la préservation des bois 18 novembre 2008

Une matinée pour faire le point sur les techniques et évolutions en matière de protection et entretien des bâtiments existants, dans un cadre contrôlé par la certification CTB-A+. La certification de services CTB-A+ attribuée aux entreprises de traitement des bois en oeuvre (130 sur la France), assure une réelle garantie de confiance et une reconnaissance des pouvoirs publics. Les entreprises certifiées s'engagent auprès de leur client à fournir une prestation conforme aux exigences et prescriptions techniques de la Marque CTB-A+. Elles sont régulièrement contrôlées par l'organisme certificateur FCBA qui s'assure du niveau de qualité de ces entreprises. La matinée du 18 Novembre permettra d'aborder différentes techniques de lutte dans le souci d'avoir une approche toujours plus ciblée et raisonnée, ceci dans un contexte réglementaire (Biocide, Reach, 2ième décret d'application de la loi Termite) renforcée.

Mise en application du décret N°2006/591 et  techniques de préservation des bois
 
 
Le 18 Novembre se tiendra à Paris une deuxième Journée Technique « préservation du bois » organisée par FCBA et le magazine N&Pi…
 
Les  professionnels  et  les  représentants  de  la  presse  pourront,  à  cette  occasion, rencontrer  des  industriels  et  fabricants  de  matériaux  spécialisés  et  écouter  des conférences sur  la protection des constructions neuves contre  les  insectes à  larves xylophages  et  les  termites,  dans  le  contexte  de  la mise  en  application  du  décret N°2006/591 communément appelé 2e décret. Ce texte met en premières lignes de la lutte contre les termites des barrières physiques ou physico-chimiques.
 
 
Réglementation, certification et procédés adaptés


Marc  Jequel,  chef  du  laboratoire  de  biologie  au  FCBA  introduira  le  contexte biologique ainsi que les textes réglementaires.
Smurfit  Kappa  Rol  Pin,  représentée  par  Marc  Vincent  son  directeur  général, expliquera  les  atouts  du Rol Pin TA,  un  panneau  traité  classe 4. Ce matériau  –un contreplaqué-  traité  en  autoclave  présentant  une  façade  de  parement  rainurée  en auge est destiné aux revêtements extérieurs exposés aux intempéries.
Michel  Berchet,  directeur  commercial  de  la  société  Cecil  exposera  la  technologie Termifilm UV+. Il s'agit d'un film de polyéthylène de très haute résistance destiné à la protection  contre  les  termites  bénéficiant  d'une  technologie  innovante :  des molécules  termicides  sont  greffées  directement  dans  le  matériau.  Traitement préventif, il dresse une barrière infranchissable pour le nuisible. Parfaitement adapté aux construction HQE, il a donc une double action, répulsive et létale.
Christian  Jeannin  –responsable  France  marché  termites-  chez  Bayer Environmental  Science,  expliquera  la  technologie  de  la  barrière  anti  termites Kordon  développée  par  le  groupe. Ce  produit  se  compose  d'une  toile  synthétique imprégnée de deltaméthrine prise en sandwich entre deux  films de polyéthylène qui empêchent  les remontées capillaires et protège  l'applicateur de  tout contact avec la matière active. A cette occasion, il a été rappelé que seuls les professionnels ayant
suivi  la  formation  adéquate  sont  habilités  à  poser  ce  matériau  et  à  délivrer  la garantie.
Jean  Yves  Perroux  directeur  France  et  Europe  du  Sud  d'Ensystex  Europe présentera  la  technologie Termimesh. Cette  barrière physique est constituée d'une toile d'acier  inoxydable ultramarine extrêmement souple et extrêmement  résistante, complétée d'une colle spéciale (Termiparge). L'acier qui le compose, un inox 725 est exclusivement  réservé  à  sa  fabrication.  Son  concepteur  met  en  avant  la  grande durabilité de ce système sans pesticide et non toxique.
 
 
Corinne  Grellier-Dees,  responsable  commerciale  chez  Dow  AgroSciences Distribution expliquera le système de surveillance mis en place dans le cadre d'un dispositif de construction contrôlable, tel que le stipule la réglementation. Dow, dans ce domaine, c'est bien sûr Sentritech dont un des dispositifs permet de contrôler  la présence de termites dans le sol. Rappelons que ce procédé fait appel à un appât à base d'hexaflumuron, le Recrute Pro, qui bénéficie de la certification CTB-P+.


TERMITES : Le deuxième décret
 
 
La promulgation du deuxième décret d'application de la loi de 1999 -dite Loi  termite Un point avec Marc  Jequel, Chef du  laboratoire de Biologie au FCBA
 
 
Ce  texte  a  pour  objectif  de  cadrer  les  mesures  concernant  la  protection  du  bois contre  les  termites  et  l'ensemble  des  insectes  à  larves  xylophages,  tant  dans  les constructions neuves que dans les opérations de rénovation. Il vient modifier le CCH (Code  de  la  construction  et  de  l'habitat).  Il  s'impose  à  tous  les  constructeurs  de maisons  individuelles et de bâtiments collectifs. Ce  texte est suivi d'un arrêté  (plus simple à modifier) qui précise ses modalités d'application.
En  ce  qui  concerne  le  bâti  proprement  dit,  le  décret  prévoit  que  seuls  les  bois  de structures  sont  concernés.  « On  ne  cherche  pas  à  réglementer  des  bois remplaçables comme  les plinthes et  les menuiseries,  facilement  réparables. Ce qui est visé, c'est  la sécurité des biens et des personnes », explique Marc Jequel.   Les éléments  visés  sont  donc  les  bois  porteurs  (solives,  charpentes,  etc.)  et  les matériaux à base de bois comme les panneaux à vocation structurelle.
 
 
La règle générale



Au niveau national,  les mesures concernant  les bois de structures  imposent soit  la mise en place de bois naturellement durables (le cas est rare), soit l'emploi de bois auxquels  on  aura  apporté  une  durabilité  conférée  par  l'usage  de  produits  biocides (conformes à  la directive), soit encore  la possibilité d'utiliser des bois non  traités et non durables, à condition que ceux-ci puissent être facilement remplacés. Ce dernier point, prévu à la demande de certains constructeurs bois, devrait être réservé à des régions  de  montagne  où  les  dangers  des  xylophages  sont  extrêmement  faibles.
Dans ce cas,  les bois remplaçables doivent être directement visibles et accessibles et, le texte est très clair à cet égard, le propriétaire (l'acquéreur) doit être clairement et dûment  informé de cette particularité.
Dans ce domaine, le texte ne change pratiquement rien à ce que préconisait la loi de 1999,  dans  l'immense  majorité  des  cas.  Une  différence  tout  de  même,  dès  la promulgation,  tout  constructeur  qui  ne  respecte  pas  ces  dispositions  enfreindre directement la loi, alors que jusqu'à présent ces mesures n'apparaissaient que dans des codes de bonnes pratiques.
 
 
Dans les zones termitées


Dans  la  cinquantaine  de  départements  officiellement  affectés  par  les  termites,  le texte  prévoit  des mesures  complémentaires. Un  département  partiellement  déclaré zone termitée soit intégralement concerné par ces mesures.
Dans  ces  régions,  des mesures  doivent  être  prises  entre  le  sol  et  la  construction.
Ceci  s'explique  par  le  fait  que  le  termite  qui  sévit  en  territoire  métropolitain notamment  est  sous-terrain.  Trois  catégories  de  tels  dispositifs  sont  identifiées : barrières  physiques  (fin  grillages,  etc.),  barrières  physico-chimiques (films insecticides), dispositifs constructifs permettant de faire obstacle à la progression des termites attaquant par le sol (vide sanitaire, pilotis, etc.).
 
Et l'épandage ?


Jusqu'à  l'année  dernière,  les  textes  incluaient  parmi  les méthodes  de  prévention, l'épandage  insecticide  du  sol  (qui  constitue  80 %  des  pratiques  actuelles).  Cette technique était  le plus souvent appliquée par des professionnels n'ayant  rien à voir avec les métiers du traitement anti-nuisible, les maçons eux-mêmes principalement.
Les produits utilisés et les méthodes d'application manquaient souvent de rigueur. Le deuxième décret n'en fait plus mention.
« Cela ne signifie pas qu'elle soit  interdite au sens de  la  loi, souligne Marc Jequel.
Mais  il  est  clair  que  son  emploi  ne  saurait  se  substituer  à  celui  d'une  trois  des méthodes  obligatoires  inscrites  dans  cette  réglementation  et  qu'en  conséquence cette technique ne doit plus être utilisée depuis novembre 2007 »
Il est bien clair que ces prescriptions s'appliquent dans le seul cas des constructions neuves  (restauration  et  extensions  comprises).  Le  traitement  du  sol,  à  titre  curatif, dans l'existant, n'est pas remis en cause.
La  méthode  dominante  en  France  depuis  des  décennies  est  donc  appelée  à disparaître.

Une affaire de spécialistes


 « Cette  décision  est  dans  l'air  du  temps.  La  tendance  est  à  une  utilisation  plus mesurée  et  plus  raisonnée  des  produits  biocides.  La  directive  européenne  prévoit d'ailleurs  qu'il  faut  privilégier,  lorsqu'elles  existent,  les  méthodes  les  moins impactantes sur l'environnement ».
Il  n'a  pas  été  démontré  que  l'épandage  était  plus  toxique  qu'une  autre méthode.
C'est donc plutôt son application par des gens dont ce n'était pas la spécialité, qui la rendait potentiellement dangereuse pour  l'environnement. « Cette  remarque devrait amener  les  professionnels  des  3D  à  réfléchir.  Leur  expertise  est  de  première importance. La mise en place des barrières physiques, en Australie, est du  ressort des applicateurs.  Il y est  jugé en effet que la connaissance approfondie de l'insecte est primordiale ».
Le décret français ne stipule pas qui doit faire quoi en la matière, c'est donc à l'acteur de se positionner sur ce marché de très grande ampleur…



Une journée… pour faire le point sur la préservation des bois le 18 novembre 2008 à Paris
 

 
Le 14  février s'est  tenue à Bordeaux  la Première Journée Technique « préservation du bois » organisée par FCBA et le magazine Npi…
 
 
Plus  de  70  professionnels  ont,  à  cette  occasion,  pu  rencontrer  des    fabricants  de produits et de matériaux spécialisés, sur leurs stands et écouter des conférences sur la protection des constructions neuves contre les insectes à larves xylophages et les termites,  dans  le  contexte  de  la  mise  en  application  du  décret  N°2006/591 communément appelé 2e décret.
 
Réglementation et certification


La première de ces conférences, présentée par Marc Jequel, chef du laboratoire de biologie  au  FCBA  traitait  du  contexte  biologique  et  des  textes  réglementaires.
Rappelons  que  le  2e décret  met  en  premières  lignes  de  la  lutte  contre  les xylophages,  dans  les  zones  infestées,  la  mise  en  place  pour  les  constructions neuves et en rénovation des bâtiments, de barrières physiques ou physicochimiques, comme celles qui sont déjà très utilisées en Australie ou aux Etats-Unis.
FCBA, en la personne d'Eric Heisel , responsable des marques de certification CTB-P+  et  CTB-B+,  a  ensuite  pris  le  relais  pour  présenter  la  certification  des  produits CTB-P+.
 
La réponse des industriels


Après ces introductions, la parole est passée aux industriels.
Smurfit Kappa Rol Pin,  représentée par Marc Vincent son directeur général, a ainsi présenté le Rol Pin TA, un panneau  traité classe 4. Ce matériau –un contreplaqué- traité en autoclave présentant une façade de parement rainurée en auge est destiné aux revêtements extérieurs exposés aux intempéries.
Michel Berchet, directeur commercial de la société Cecil est venu ensuite exposer la technologie Termifilm UV+. Il s'agit d'un film de polyéthylène de très haute résistance destiné à la protection contre les termites bénéficiant d'une technologie innovante :

des  molécules  termicides  sont  greffées  directement  dans  le  matériau.  Traitement préventif, il dresse une barrière infranchissable pour le nuisible. Parfaitement adapté aux construction HQE, il a donc une double action, répulsive et létale.
Pour  Bayer  Environmental  Science,  c'est  Christian  Jeannin  –responsable  France marché termites- qui a développé la technologie de la barrière anti termites Kordon.
Ce produit se compose d'une toile synthétique imprégnée de deltaméthrine prise en sandwich entre deux  films de polyéthylène qui empêchent  les remontées capillaires et protège l'applicateur de  tout contact avec la matière active. A cette occasion, il a été  rappelé  que  seuls  les  professionnels  ayant  suivi  la  formation  adéquate  sont habilité à poser ce matériau et à délivrer la garantie.
Jean Yves Perroux directeur France et Europe du Sud d'Ensystex Europe a présenté ensuite la technologie Termimesh. Cette barrière physique est constituée d'une toile d'acier  inoxydable  ultramarine  extrêmement  souple  et  extrêmement  résistante, complétée d'une colle spéciale (Termiparge). L'acier qui le compose, un inox 725 est exclusivement  réservé  à  sa  fabrication.  Son  concepteur  met  en  avant  la  grande durabilité de ce système sans pesticide et non toxique.
Corinne  Grellier-Dees,  responsable  commerciale  chez  Dow  AgroSciences Distribution a ensuite expliqué le système de surveillance mis en place dans le cadre d'un dispositif de construction contrôlable,  tel que  le stipule  la réglementation. Dow, dans  ce  domaine,  c'est  bien  sûr  Sentritech  dont  un  des  dispositifs  permet  de contrôler la présence de termites dans le sol.
 
La suite en novembre


Cette  journée  studieuse  s'est  achevée  sur  un  exposé  de  Nathalie  Bergeret (responsable de  la Marque de certification de service CTB-A+) sur, précisément,  la certification  des  entreprises  de  traitements CTB-A+. A  deux  reprises,  les  auditeurs ont pu débattre avec les conférenciers.
Le succès de cette 1ère Journée technique de la protection du bois sera suivie d'une seconde session qui aura lieu le 18 novembre et se tiendra au FCBA à Paris.
 
La cible prioritaire de cette manifestation est dans l'esprit de ses organisateurs, des architectes,  des  concepteurs  et  des  constructeurs  de  maisons  ou  encore,  des entreprises de traitement des bois…
 
 
Quant à la qualité de la fréquentation, citons le directeur du laboratoire de biologie de FCBA, Marc Jequel qui estime que « L'on croyait les professionnels déjà très – voire sur-informées  de  ces  sujets,  mais  je  pense  que  c'est  la  structure même  de  cette Journée technique qui est particulièrement intéressantes. En effet, C'était la première fois que plusieurs  fabricants  -les  fournisseurs de ce marché  - étaient  réunis sur un même  plateau  pour  présenter  leurs  différentes  technologies.  Cette  confrontation, dans un cadre convivial, a permis d'atteindre une réelle objectivité ».


 


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