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ISOLATION & ETANCHEITE
Isolation thermique
La réglementation
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Si votre logement est antérieur à 1989, il ne correspond probablement pas aux exigences actuelles en matière de confort et d'économies d'énergies et, ceci, quelque soit le mode de chauffage. Des travaux d'isolation sur les murs pleins et les parois vitrées, d'amélioration du système de chauffage et de ventilation sont certainement nécessaires.
Le permis de construite de votre logement est postérieur au 1er janvier 1989, alors, l'arrêté du 5 avril 1988 vous concerne. Celui-ci fixe les exigences réglementaires en matière de construction de logements neufs. Iles tient compte de cinq éléments: l'ensoleillement, le système de chauffage et de production d'eau chaude, la ventilation, les menuiseries (parois vitrées et portes extérieurs) ainsi que l'isolation des murs, des combles et des planchers bas.
D'une façon générale, le respect de ce règlement thermique nécessite des calculs. Toutefois, en maisons individuelles, on peut se dispenser de ces calculs si l'on adopte "les solutions techniques" réglementaire du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment).
A noter qu'une nouvelle réglementation est à l'étude et que de nouveaux éléments viendront prochainement renforcer l'actuel arrêté et ses décrets d'application.
Le diagnostic thermique
C'est une méthode d'étude à trois phases qui comprend une description et un examen précis des locaux, des calculs, (exploitation des données), et des propositions de travaux cohérents adaptés aux caractéristiques de l'immeuble.
Le confort thermique dépend de trois facteurs :
- la température de l'air,
- la température des parois,
- la chasse aux courants d'air.
Pour réduire les déperditions thermiques des parois de l'immeuble, il faut traiter :
- la toiture, qui perd 10 à 30 % des calories d'un bâtiment,
- les murs, en agissant soit sur la façade extérieur et ravaler l'immeuble par la même occasion, soit à l 'intérieur du logement.
On pose alors généralement des plaques de plâtre préfabriquées de 7 à 9 cm d'épaisseur revêtues de 10 à 13 mm de laine de verre ou de polysthyrène.
Il faut, nous l'avons vu, renforcer l'isolation des parois vitrées et l'isolation des planchers bas, sur cave ou vide sanitaire.
Isoler les combles
Dans un comble non transformé en pièces d'habitation, l'isolant doit être posé sur le plancher. Pour isoler le plancher, deux techniques existent : on peut répandre un isolant en vrac, billes granulés ou flocons de laine de roche: l'autre technique consiste à dérouler des rouleaux de fibre minérale. Encollés sur une face de papier kraft pare-vapeur, ils sont placés bord à bord sur le plancher du comble, le pare-vapeur (papier kraft) posé du côté chaud. Suivant la nature de votre plancher, le technicien adaptera sa pose. Il faut isoler aussi la trappe de visite du toit et le conduit de cheminée. Quand la cheminée n'est pas utilisée, il est nécessaire de fermer ce conduit pour éviter de grosses déperditions.
Si les combles sont habités et que vous isoliez les pentes de toit, il faut aménager entre l'isolant et la toiture une lame d'air de 4cm d'épaisseur dans le but d'assurer la ventilation de la charpente et d'éviter les chocs thermiques à la toiture. Là encore deux techniques sont possibles. Si l'épaisseur d'isolant permet de ménager une lame d'air, les rouleaux de fibres minérales munis d'un pare-vapeur avec languettes sont directement agrafés sur les chevrons. Dans le cas contraire, on double le chevronnage existant à l'aide de taquets et de lisses pour en augmenter l'épaisseur puis on agrafe les rouleaux sur les lisses. L'isolant est ensuite recouvert d'un parement (plâtre cartonné, contre-plaqué frisette etc.). La deuxième technique est prête à mettre en œuvre. L'isolant est constitué de fibres minérales, polystyrène ou polyuréthane. Ce sont des matériaux composites constitués d'une épaisseur d'isolant colée en usine sur une plaque de plâtre d'un centimètre d'épaisseur.
L'isolation des toitures terrasses
Très complexe à réaliser, elle ne peut l'être que par des professionnels compétents. Elle peut être réalisé ^par la technique dite de "la toiture inversée" pour les terrasses dont l'étanchéité est en parfait état. On y dépose des plaques, d'un isolant présentant une excellente résistance à l'eau et à la compression, recouvertes d'une protection lourde en gravillons, pour les toitures non accessibles ou en dallage, lorsque le toit-terrasse est un lieu de passage.
L'isolation, les fenêtres et les volets
Ouvertes sur l'extérieur et pourvoyeuses de lumière, les fenêtres doivent protéger les habitants des intempéries. De bons volets les renforcent et découragent de plus les visiteurs indésirables. Ils sont indispensables et mentionnés comme tels dans la plupart des contrats d'assurance.
Les volets en bois offrent un bon confort thermique et leur esthétique traditionnelle, à condition d'être bien entretenue, peut conserver toutes ces qualités.
Les volets en aluminium possèdent d'excellentes propriétés d'étanchéité à l'eau et une bonne imperméabilité à l'air. En revanche, ils sont un rempart imparfait contre les déperditions de chaleur, une imperfection compensée aujourd'hui par l'apparition sur le marché de nouvelles fenêtres à rupture de pont thermique.
Les volets en PVC ont des qualités indéniables. Imputrescible et indéformable sous l'influence de la chaleur, le PVC est insensible au gel et à la pollution. C'est la raison pour laquelle il conserve longtemps ses caractéristiques d'étanchéité à l'air, à l'eau. Il offre un confort thermique optimum comparable à celui qu'offre le bois, référence en la matière.
Les volets roulants
Réalisés sur mesure, ils sont compensés d'un tablier fait de lames horizontales agrafées ou clipsées entre elles, de deux rails verticaux, d'un caisson d'enroulement dans lequel ils se logent quand on les ouvre. Certains peuvent s'ouvrir à l'italienne pour offrir leur ombre en période de forte chaleur. Ils sont fabriqués soit en aluminium, soit en PVC ou en aluminium double paroi avec de la mousse de polyuréthane entre les deux.
Les vitrages
Le type de vitrage choisi est déterminant pour conférer à la fenêtre ses qualités d'isolation thermique aussi bien qu'acoustique. Quand on parle d'un vitrage 5-16-3 cela signifie par exemple, que la vitre intérieure et la vitre extérieure ont une épaisseur de 3 ou 5 mm, et sont séparées par un coussin d'air de 16mm. C'est ce dernier qui crée l'effet d'isolation thermique, tandis que l'épaisseur différente des deux vitres protège les habitants des nuisances sonores.
Comment voter les travaux d'isolation dans une copropriété?
Dans une copropriété, les travaux d'amélioration doivent être votés de tous les copropriétaires représentant au moins deux tiers des voix.
Pour ce qui concerne les travaux d'économies d'énergie, une majorité inférieure est requise : c'est la majorité des voix de tous les copropriétaires. A défaut, ces décisions pourront être prises à la majorité simple: celle des copropriétaires présents ou représentés.
L'isolation phonique
La réglementation
La qualité des bâtiments, au niveau acoustique, est très réglementée. On distingue trois cas selon la date d'édification de l'immeuble. Pour les immeubles nouveaux (ceux dont la demande de permis de construire a été déposée après le 1er janvier 1996), une NRA (Nouvelle réglementation acoustique) institue des obligations d'isolement par bande d'octave et réglemente la transmission des bruits d'impact d'un appartement à un autre. Elle fixe aussi des niveaux sonores limites dans les logements compte tenu de leur environnement.
Les bâtiments construits (existants échappant à la NRA, mais édifiés postérieurement à la date d'entrée en vigueur du décret du 14 juin 1969, bénéficient d'une réglementation qui, bien que moins exigeante, prévoyant déjà une atténuation de 51 dB(A)* entre logements, de 70dB(A) pour les bruits d'impact et de 35 dB(A) pour les bruits émis par les équipements des logements voisins.
*dB ou décibel: unité qui exprime les niveaux de bruit. Le dB(A) tient compte de la sensibilité de l'oreille. Il sert également à évaluer les performances acoustiques des ouvrages. On admet généralement que le niveau moyen à l'intérieur d'un logement ne doit pas dépasser 35dB(A) pour garantir un confort minimum.
Les bâtiments plus anciens échappent à toute réglementation constructive. Mais depuis les mesures fiscales prises en 1994, les dépenses d'isolation acoustique dans les immeubles anciens sont recevables au titre d'une réduction d'impôt sur le revenu.
Les différents types de bruit
On différencie deux types de propagation du bruit:
- les transmissions directes par les murs et les planchers,
- les transmissions indirectes par vibrations de parois liées.
On distingue aussi deux types de bruits
- Les bruits aériens qui transmis par l'air son constitués de bruits de voix, de radio, et particulièrement de circulation routière. Des travaux d'isolement de façade sont alors nécessaires et notamment d'amélioration de l'étanchéité des fenêtres. La pose de joints en mousse, en résine durcissable, la mise en place de lèvres métalliques ou polymères tend à améliorer l'isolement. Le remplacement du simple vitrage par un double vitrage avec lame d'air insérée est aussi performant. Le changement de la fenêtre dans son entier peut s'avérer indispensable dans certaines situations. Les coffres de volets roulants constituent également des points faibles acoustiques qu'il convient de renforcer par la pose de joints silicones ou d'absorbant acoustiques qu'il convient de renforcer par la pose de joints silicones ou d'absorbant acoustiques. Mais, attention une parfaite isolation ne doit pas se faire au détriment de la circulation d'air indispensable à la bonne ventilation du logement,
- les bruits solidiens ou bruit d'impact transmis lors d'un choc sur le plancher ou contre une paroi séparative. Des éléments techniques tels que les dalles flottantes assurent une bonne protection.
Le diagnostic acoustique
S'agissant de l'habitat ancien, un diagnostic préalable à tous travaux d'amélioration, pourra être réalisé, à votre demande, par un organisme compétent. Un cabinet d'études et de conseils en isolation acoustique ou un professionnel spécialisé dans ce type de travaux répondra à vos questions. L'ANAH, Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat ainsi que votre ADIL (Association Départementale d'Information sur le Logement) vous renseigneront utilement.
Etanchéité : un point essentiel à surveiller
Les problèmes d'étanchéité se posent à de multiples niveaux : comment faire face aux intempéries, comment éviter les retombées d'humidité en provenance du sous-sol? Leur résolution s'appuie sur l'utilisation de matériaux de bonne qualité, mis en œuvre dans les règles de l'art et adapté à la situation géographique de la maison. Les régions littorales et de montagne exigent en effet des mesures renforcées pour garantir la pérennité de l'ouvrage.
Les murs
Ils doivent respecter une certaine épaisseur en fonction du matériau utilisé (pierre de taille, brique, béton cellulaire, parpaing). Ils sont dans la plupart des cas (sauf certains parements de pierre) peu sensibles à la pénétration de l'eau, recouverts d'un enduit. Ceux-ci sont de deux types:
- enduits prêts à l'emploi: projetés sur le mur avec un matériel spécifique, ils sont rapides à poser et sont peu sensibles aux mouvements qui peuvent affecter la maison les premiers mois suivants la construction,
- enduits traditionnels: ils s'appliquent généralement en trois couches successives à la main. Pour présenter toutes les garanties de longévité et d'étanchéité, il convient d'utiliser du sable fin de bonne qualité.
A l'intérieur, les murs sont généralement doublés avec un isolant imperméable à l'eau, panneaux de Placoplâtre par exemple, en ménageant un espace libre dans lequel circule de l'air. Des solutions d'isolation par l'extérieur sont également envisageables.
Les murs sont également exposés aux retombées d'humidité : l'eau progresse par capillarité et finit par affleurer à la surface. Pour éviter ce phénomène, il faut réaliser une coupure étanche entre la base des murs et les fondations, soit en utilisant un produit hydrofuge incorporé au mortier, soit avec du bitume armé (feuille souple et noire contenant des fibres de verre). Ce film peut également être apposé sous la dalle du rez-de-chaussée, si la construction ne présente pas de vide sanitaire.
Dans l'ancien, il existe un traitement contre les retombées capillaires. Il s'effectue par injection d'un produit chimique qui se polymérise au contact de l'humidité et crée ainsi une barrière.
Le toit: ayant pour fonction de protéger les murs, il doit s'avancer le plus possible 30 cm pour une maison de plain-pied et 40 cm pour une maison d'un étage sont un minimum à respecter. La couverture, opération délicate qui garantit la longévité de votre maison, doit être confié à un artisan spécialisé. Il faut veiller aux points sensibles suivants: pourtour de cheminée, pignon, arêtes de toit…
Après de fortes intempéries ou suite à un vent violent, il est prudent d'inspecter la toiture pour repérer toute tuile déplacée ou fendue et procéder à son remplacement.
Les ouvrants : fenêtre, portes, vasistas constituent autant de points d'entrée possibles de l'eau ou de l'humidité. L'utilisation de matériels de bonne qualité, adaptés aux conditions climatiques locales permet de se prémunir contre tout problème. Néanmoins, il existe une multitude de produits (joints, mastics, films imperméables) permettant de stopper les problèmes d'infiltration. A noter que ces produits ont également des fonctions d'isolation thermique et phonique non négligeables.
La fenêtre de toit : un éclairage souvent indispensable
Les fenêtres de toit sont nombreuses et variées, elles apportent une touche d'esthétique et un éclairage lumineux qui agrandit l'espace des combles. En revanche, elles sont soumises plus rudement que les fenêtres verticales aux intempéries et à la chaleur du soleil. Elles exigent dons une technologie appropriée.
Les plus simples sont la tabatière où le châssis de toiture situés dans le pan d'un toit. On les ouvre par projection vers l'extérieur, elles apportent un modeste éclairage des combles mais placés judicieusement à proximité des souches de cheminées, elles en facilitent l'entretien. En bois, en acier zingué ou en matière synthétique, avec vitrages simples ou isolant, leurs petites dimensions permettent de les placer entre les chevrons d'une charpente en bois, sans réaliser de chevêtres.
Les autres fenêtres pour toits en pente se placent sur n'importe quel pan de toit quelle que soit la couverture. L'ouverture se fait par rotation autour d'un axe central, et la manœuvre est facilitée par différents systèmes qu'ils soient manuels ou électriques. Le cadre de la fenêtre est ne bois et protégé à l'extérieur par un profilé d'aluminium ou de cuivre assurant une bonne durabilité. Le vitrage est habituellement double, parfois triple, antisolaire et peut-être nettoyé grâce à un pivotement complet de la fenêtre. La mise en place d'un store intérieur ou extérieur est souvent conseillée. Des raccordements préfabriqué permettent une incorporation nette et surtout étanche dans tous types de couvertures (tuiles, ardoises,…). Ils garantissent l'évacuation des eaux de pluies provenant du toit et leur finition est en général discrète.
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Source : GFNP Guide du Futur et Nouveau Propriétaire
Site web : www.gfnp.net
Bat'immo - Edition Novembre 2004 |
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