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23/10/07
UFFEP
Le parquet un revêtement respectueux de l’environnement
Aujourd’hui, le dérèglement climatique pose question. Et chaque jour, nouscherchons des moyens d’agir contre ces bouleversements. Aussi, lesFrançais aspirent à davantage de respect de la planète. Mais ils attendent aussi de plus en plus de garanties quant au respect de leur santé. Or, si les grandes décisions ont un impact évident sur ces interrogations, il est des choix (notamment en matière de construction et de décoration) qui, à un niveau plus individuel, peuvent oeuvrer efficacement pour l’environnement.
Choisir ses matériaux
Le secteur de l’habitat représente à lui seul 45% des consommations énergé-tiques, 21% des émissions de gaz à effet de serre et 31 millions de tonnesde déchets (par an). Des chiffres alarmants que certains matériaux peuventaider à limiter, sur le plan de l’énergie comme sur celui des émissions pol-luantes.
Le bois, une solution
Au premier rang de ces matériaux respectueux : le bois. Ne réclamant quepeu d’énergie pour sa transformation et prouvant de réelles qualités isolantes, le bois concourt effectivement à limiter les consommations énergé-tiques depuis sa fabrication jusqu’à son usage. Par ailleurs, c’est un matériau qui offre l’avantage de capter le CO2 et de stocker le carbone,ôtant de l’atmosphère de grandes quantités de ce gaz à effet de serre.
Sain jusqu’au revêtement
Si une maison est intelligemment conçue, elle doit l’être jusque dans sesdétails. Les revêtements ont ainsi un rôle fondamental à jouer. Esthétiques,pratiques et sûrs à tous points de vue, ils doivent aussi assumer leur rôleenvironnemental : offrir une atmosphère agréable et saine aux occupantsen causant le moins de dommages possible à la planète.
C’est ce que proposent les parquets.
Le cheminement d’un parquet
Sur la base de ce schéma, nous allons étudier, point par point, le cheminqu’emprunte un parquet français, de la naissance à la fin de vie :
- A la source : lors de l’exploitation des forêts
- Lors de la transformation et du transport
- A l’usage : le parquet au quotidien
- En début comme en fin de vie : la revalorisation
Pour chacune de ces phases, il s’avère que le parquet recèle bien des intérêts, pour l’homme comme pour l’environnement.
Voici lesquels...
A la source: l’exploitationdes forêts
Quelques chiffres
En 2006, la production française de parquets est, dans une écrasante majorité, tournée vers les essences locales : chêne, hêtre, châtaigner, pins... autant d’essences qui, outre un gage de qualité, offrent aussi une garantie de responsabilité environnementale. Car plus de 95% des parquets françaismettent en oeuvre des bois issus de forêts durablement gérées.
Forêts gérées
Pour qu’une forêt grandisse et se renouvelle convenablement, elle doit être lefruit de soins constants. Les arbres arrivés à maturité laissant leur place, ilspermettront ainsi aux plus jeunes de se développer. En France comme en Eu-rope, les arbres sont récoltés dans des forêts gérées durablement. Le résultat en est 392 millions de m3 d’accroissement annuel des réserves forestières eu-ropéennes... dont seulement 273 millions de m3 sont récoltés.
Bois et CO2
Au cours de leur croissance, les arbres captent du CO2 ; ils relâchent l’oxygène dans l’atmosphère et gardent le carbone captif afin de constituer leur matière. C’est ce que l’on appelle la photosynthèse. Un phénomène bien utile pour limiter la profusion de CO2 dans notre atmosphère. Ainsi, le parquet fait appel à une matière première naturelle et renouvelable. Privilégier le parquet,c’est ainsi contribuer à améliorer l’exploitation des forêts et donc à réduire les quantités de CO2 dommageables à l’environnement.
Transformation et transport: de l’arbre aux planches
Facture énergétique
Un matériau, quel qu’il soit, réclame de l’énergie. On appelle cette énergie“énergie grise”. Tout, depuis l’extraction jusqu’à l’essence réclamée par le camion y est pris en compte. Or, tous les matériaux ne sont pas égaux face à ces consommations. Les parquets issus de bois locaux, réclamant très peu de transformationsetpeudetransport, fontpartiedesmatériauxaffichant lebilan leplus intéressant: de180 à240kWh/m3.Comparéàunbéton ordinaire(450 à 500 kWh/m3) ou au verre (15000 kWh/m3), il apparaît comme un matériau éminemment raisonnable (*).
Avantage : bois !
Peu énergivore, le parquet présente des intérêts certains :
- Économiques, car les énergies fossiles se raréfient et leur coût ne
manquera pas d’augmenter dans les années à venir
- Environnementaux, car faible consommation d’énergie sous-entend
faibles émissions de gaz à effet de serre (en premier lieu le CO2)
Production nationale = peu de transports
Enfin, l’utilisation de bois nationaux (principale ressource des fabricants français)permetauxparquetsd’afficherunbilanénergétiqueexemplaire,sans commune mesure avec d’autres revêtements réclamant de longs trajets (routiers, aériens ou maritimes) pour être acheminés. Car il faut savoir que les unités de production et de fabrication jalonnent le territoire, limitant ainsi au maximum les dépenses d’énergie liées au transport. Une économie non négligeable lorsque l’on sait que le transport est le premier émetteur de gaz à effetdeserre(27%),et lepremierconsommateurdeproduitspétroliers(67%).
L’énergie grise réclamée par leparquet français est minime car:
-il exige peu de transformation
-l’utilisation de bois nationaux
permet de limiter le transport
A l’usage: le parquet au quotidien
Qualités sanitaires
Le parquet présente l’intérêt d’être directement issu d’une matière premièrenaturelle. Aussi, les éventuels composés organiques qu’il peut dégager nesont ni plus ni moins que les composés naturellement émis par les arbres.Par ailleurs, peu transformé, le parquet ne réclamera que peu d’adjuvantschimiques. Utilisés pour des opérations indispensables (traitements, pan-neaux de sous-face...), ces adjuvants se révèlent aujourd’hui très faible-ment émetteurs en COV. De même, au niveau des colles, des produits peuémetteurs en formaldéhyde sont dorénavant mis en oeuvre. Aussi, cerevêtement répond en tout point aux exigences européennes, garantissantune ambiance intérieure saine. Mieux encore : de plus en plus de parquetscorrespondent aux recommandations de l’AFSSET ainsi qu’aux normes san-itaires drastiques imposées par le Japon (JAS).
Confort naturel
D’autre part, le parquet offre différentes qualités permettant d’améliorer le confort intérieur :
- C’est un bon isolant, qui améliore la performance thermique
- Doublé d’une sous-couche résiliente (lors de la pose), il améliore
la qualité acoustique en amenuisant les bruits d’impact
- Le parquet participe à la régulation de l’humidité intérieure
- C’est un revêtement sain qui limite les risques d’allergiesPour toutes ces raisons, un parquet améliore la sensation de confort et debien-être. Aussi, naturellement, on aura moins tendance à augmenter lechauffage... Soit moins de consommations et moins de CO2.
Le parquet est unrevêtement qui n’accumule ni poussières, ni particules allergènes
Durabilité, revalorisation : un matériau recyclable
Un revêtement durable
Avant toute chose, il faut souligner que les parquets (massifs ou non) sontdes revêtements durables, qui peuvent être remis à neuf sans exiger deremplacement. Pour exemple, on considère que la durée de vie moyenned’un parquet traditionnel avoisine les 70 ans... mais les parquets cente-naires sont largement répandus. D’autre part, les différentes finitions pos-sibles ont, elles aussi, connu un réel progrès et affichent aujourd’hui desdurées de vie pouvant s’étendre jusqu’à 25 ans. Une telle longévité permet,bien entendu, de limiter la consommation de matières premières.
Revalorisation : une valeur ajoutée
Dès sa genèse, le parquet prouve ses qualités en matière de recyclage. Eneffet, les déchets engendrés par le processus de fabrication (produits con-nexes) sont non seulement récupérés mais aussi et surtout revalorisés etutilisés par d’autres industries telles celles du panneau ou du bois énergie.Pour finir, lorsqu’un parquet arrive en fin de vie, son recyclage est aisé, neréclame que très peu d’énergie et n’induit pas d’effets nocifs.
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