BÂTIMENT

La certification PEFC gagne les menuiseries bois de Lorillard

Par Influence RP - Agence RP   Publié le Lundi 12 octobre 2026 à 19:05
Piles de planches de chêne massif stockées dans l'atelier bois du site de Chartres

Résumé pour les décideurs

Le site de Chartres du Groupe Lorillard est certifié PEFC depuis septembre 2026, pour cinq ans et sous audit annuel du FCBA. La certification couvre les gammes Tradition et Prestige, avec le pin, le mélèze, le chêne et les bois exotiques à l'exception du Moabi. Elle doit être étendue à FUSIA et aux menuiseries mixtes bois-aluminium. En 2025, le bois PEFC transformé sur ce site avait déjà servi à fabriquer plus de 10 000 menuiseries.


Un donneur d'ordre ne demande plus seulement du bois, il demande de pouvoir en nommer l'origine. Le Groupe Lorillard a obtenu la certification PEFC pour les menuiseries bois sorties de son site de Chartres, avec la chaîne de contrôle qui permet de suivre la matière jusqu'à la fenêtre finie.


Le périmètre exact de la certification obtenue

La certification porte sur les menuiseries bois fabriquées à Chartres. Elle est active depuis septembre 2026, pour une durée de cinq ans. Elle reste soumise à un audit annuel réalisé par le FCBA. Le périmètre n'est donc ni déclaratif ni permanent.

Deux gammes sont couvertes aujourd'hui, Tradition et Prestige. Le groupe annonce une extension prochaine à FUSIA et aux autres menuiseries mixtes bois-aluminium. Le découpage suit la montée en charge de la chaîne de contrôle, pas l'inverse.

Côté matière, la certification englobe le pin, le mélèze, le chêne et les bois exotiques, à l'exception du Moabi. Cette réserve mérite d'être lue. Un périmètre certifié se définit autant par ce qu'il exclut que par ce qu'il couvre.

Comment se trace un bois certifié jusqu'à la fenêtre ?

PEFC ne se limite pas à l'origine de la grume. Le label repose sur une chaîne de contrôle qui suit les matières certifiées tout au long du processus de fabrication, du carrelet à la menuiserie finie. L'origine de la grume ne suffit donc pas.

L'obtention a donc exigé deux chantiers internes que le groupe nomme. La formalisation d'une stratégie d'achat, d'abord, qui engage les approvisionnements. La formation des équipes concernées, ensuite, puisque la traçabilité se perd au premier poste qui ne la documente pas.

La différence tient entre acheter du bois certifié et vendre une menuiserie certifiée. La seconde suppose que rien ne se mélange entre les deux. Cela se démontre à l'audit. La question rejoint celle que pose le démontage d'une fenêtre bois-aluminium en fin de vie.

Plus de 10 000 menuiseries déjà fabriquées en bois PEFC

Le chiffre situe la pratique avant la certification. En 2025, les volumes de bois PEFC achetés et transformés à Chartres ont permis la fabrication de plus de 10 000 menuiseries. L'approvisionnement n'a donc pas attendu le label.

La certification apporte autre chose. Elle fait reconnaître cette pratique dans un cadre contrôlé et audité, ce qu'un engagement volontaire ne permet pas. L'écart entre les deux est précisément ce que cherche un acheteur.

Le groupe n'en est pas à son premier périmètre certifié. Molénat bénéficie de la certification PEFC depuis plusieurs années. L'ambition affichée est d'étendre progressivement la démarche à l'ensemble des entités.

Pourquoi les appels d'offres réclament cette traçabilité ?

Les critères environnementaux et la capacité à documenter une chaîne d'approvisionnement pèsent de plus en plus dans la prescription. La demande ne vient plus seulement du maître d'ouvrage public. Elle descend vers le négoce et vers la commande privée.

Marie-Laure Dumont, responsable qualité du groupe, cite six marchés concernés, du négoce professionnel au marché diffus, du logement collectif et social aux opérations tertiaires, des architectes aux prescripteurs. Sur chacun, une chaîne de contrôle certifiée devient un élément de différenciation dans les appels d'offres. La formule situe l'enjeu commercial plus que l'enjeu technique.

L'exigence rejoint celle qui s'applique déjà à la performance thermique, documentée dans notre dossier sur la menuiserie extérieure. Le même mouvement avait transformé le marché de la fenêtre PVC en rénovation avant lui. Une exigence de marché finit toujours par devenir une exigence de production.

Le bois comme axe de développement du groupe

La certification sert un positionnement plus large. Le groupe réunit plusieurs entités autour du matériau, Bourneuf, Poupin, Molénat et Meslin, auxquelles s'ajoutent les gammes fabriquées à Chartres. Le bois devient un axe revendiqué, non un héritage subi.

Ces entités couvrent la conception, la fabrication et la mise en œuvre. L'ensemble forme un savoir-faire que le groupe présente comme un marqueur d'identité, à rebours d'un marché où l'aluminium et le PVC ont longtemps dominé la croissance. L'histoire longue de ce matériau est retracée dans notre article sur l'histoire de la menuiserie extérieure.

Le groupe fête ses 90 ans cette année. La certification de Chartres s'inscrit dans son projet environnemental, intitulé « ouVERTure Une fenêtre pour ma planète », par lequel il structure ses actions de réduction d'empreinte. L'anniversaire sert ici de point d'appui au discours.



Questions fréquentes sur la certification PEFC de Lorillard

Que couvre exactement la certification PEFC obtenue ?

Les menuiseries bois fabriquées sur le site de Chartres, avec les gammes Tradition et Prestige. Le périmètre matière comprend le pin, le mélèze, le chêne et les bois exotiques, à l'exception du Moabi. Le groupe annonce une extension prochaine à FUSIA et aux autres menuiseries mixtes bois-aluminium. La certification est active depuis septembre 2026 pour une durée de cinq ans, sous audit annuel du FCBA. Elle n'est donc ni déclarative ni acquise une fois pour toutes.

Quelle différence entre acheter du bois PEFC et vendre une menuiserie PEFC ?

La première relève de l'approvisionnement, la seconde d'une chaîne de contrôle. PEFC exige de suivre les matières certifiées tout au long de la fabrication, du carrelet à la fenêtre finie, sans qu'elles se mélangent à des lots non certifiés. Cette exigence se démontre à l'audit. Pour l'obtenir, le groupe a dû formaliser une stratégie d'achat et former les équipes concernées, deux chantiers qui dépassent le seul service achats.

Le groupe utilisait-il déjà du bois certifié avant ?

Oui. En 2025, les volumes de bois PEFC achetés et transformés sur le site de Chartres avaient permis la fabrication de plus de 10 000 menuiseries. La pratique précédait donc la certification. Ce que celle-ci apporte est un cadre contrôlé et audité, que l'engagement volontaire ne permettait pas de démontrer. Molénat, autre entité du groupe, bénéficie par ailleurs de la certification PEFC depuis plusieurs années.

Pourquoi cette certification compte-t-elle dans un appel d'offres ?

Parce que les critères environnementaux et la capacité à documenter une chaîne d'approvisionnement pèsent de plus en plus dans la prescription. Le groupe cite six marchés concernés, du négoce professionnel au marché diffus, du logement collectif et social aux opérations tertiaires, des architectes aux prescripteurs. Sur chacun, une chaîne de contrôle certifiée devient un élément de différenciation plutôt qu'un simple argument.

Qui audite la certification et à quelle fréquence ?

Le FCBA, institut technologique de la filière forêt, bois, construction et ameublement. L'audit est annuel pendant toute la durée de validité, soit cinq ans à compter de septembre 2026. Ce rythme distingue une certification d'une déclaration. Le périmètre doit être tenu dans la durée et non seulement au moment de l'obtention, faute de quoi la certification peut être remise en cause.

Quelles entités du groupe travaillent le bois ?

Bourneuf, Poupin, Molénat et Meslin, auxquelles s'ajoutent les gammes fabriquées à Chartres. Elles couvrent la conception, la fabrication et la mise en œuvre. Cette continuité est rare sur ce matériau. Le groupe fête ses 90 ans cette année et présente ce savoir-faire comme un marqueur d'identité, sur un marché où l'aluminium et le PVC ont longtemps porté la croissance.


Glossaire de la certification bois

PEFC

Programme de reconnaissance des certifications forestières. Il atteste qu'un bois provient de forêts gérées durablement et que sa circulation est suivie jusqu'au produit fini.

Chaîne de contrôle

Dispositif de suivi qui garantit qu'une matière certifiée ne se mélange pas à une matière non certifiée au cours de la fabrication. Elle se documente poste par poste.

FCBA

Institut technologique de la filière forêt, bois, construction et ameublement. Il conduit notamment les audits de certification sur les sites de transformation du bois.

Carrelet

Pièce de bois massif ou lamellé-collé, débitée et calibrée, qui sert de composant de base à la fabrication d'un dormant ou d'un ouvrant de menuiserie.

Menuiserie mixte bois-aluminium

Fenêtre dont la structure intérieure est en bois et la face extérieure habillée d'aluminium. Elle associe l'inertie du bois à la tenue de l'aluminium aux intempéries.

Moabi

Essence tropicale d'Afrique centrale, classée parmi les bois exotiques. Son exclusion d'un périmètre certifié traduit une réserve sur l'origine ou sur la gestion de la ressource.



Type d'actualité : RSE & durabilité





LORILLARD

1 Avenue Gustave Eiffel
28000 Chartres
France



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