Marlène Peret nommée « Pilote RSE » de Chaux Saint-Astier®

Par Primavera - Agence RP   Publié le Mercredi 6 mai 2026 à 08:46
Employés d’une usine du bâtiment réunis autour d’un plan de transition bas carbone.

Résumé pour les décideurs

Stratégie RSE et décarbonation chez Chaux Saint-Astier : ambitions et feuille de route

Chaux Saint-Astier structure sa démarche RSE autour du référentiel ACT Pas à Pas et du cadre CSRD/VSME. L’entreprise vise une réduction de 20% des émissions de CO2 d’ici 2030, 45% d’ici 2040 et la neutralité carbone en 2050. Sa stratégie inclut une nouvelle unité de chaux décarbonée, la transition énergétique et des formations pour tout le personnel, illustrant l’engagement d’une PME industrielle du secteur du bâtiment dans la transition climatique.


Le producteur de chaux hydraulique naturelle engage une structuration approfondie de sa stratégie RSE, avec la nomination de Marlène Peret comme pilote dédiée. Cette évolution s’inscrit dans une trajectoire de décarbonation ambitieuse et une transformation globale des processus industriels.

Une gouvernance RSE structurée selon les référentiels sectoriels

L’industriel amorce une phase opérationnelle de sa démarche RSE, engagée après un premier bilan carbone réalisé en 2023. L’organisation s’appuie sur des cadres méthodologiques reconnus, notamment le référentiel ACT Pas à Pas de l’ADEME et le cadre CSRD/VSME, désormais structurants pour les entreprises du bâtiment soumises à des exigences croissantes de reporting extra-financier.

Cette approche intègre une analyse de double matérialité, une cartographie de la chaîne de valeur et l’identification des parties prenantes. Ces outils, fréquemment mobilisés par les bureaux d’études spécialisés en stratégie climat, permettent d’aligner les décisions industrielles avec les enjeux environnementaux et sociétaux.

Sept axes prioritaires ont été définis :

  • atténuation et adaptation au changement climatique
  • performance énergétique
  • santé et sécurité
  • développement des compétences
  • relation client et usage
  • culture d’entreprise

Une actualisation du bilan carbone est prévue en 2026, confirmant une logique d’amélioration continue conforme aux exigences normatives.

Une trajectoire carbone alignée avec les objectifs climatiques

Avec un volume d’émissions évalué à 80 000 tonnes de CO2 équivalent sur les scopes 1, 2 et 3, l’entreprise fixe des objectifs progressifs :

  • -20 % d’ici 2030
  • -45 % d’ici 2040
  • -90 % à horizon 2050

Cette trajectoire s’inscrit dans les recommandations issues des accords climatiques internationaux et des feuilles de route sectorielles du bâtiment, où la réduction des émissions liées aux matériaux constitue un levier majeur.

La stratégie repose sur plusieurs leviers techniques :

  • construction d’une unité de production décarbonée prévue d’ici 2028
  • substitution progressive du charbon vers des énergies moins carbonées
  • développement de solutions intégrant des matériaux biosourcés
  • déploiement de technologies de captage du carbone

Dans la mise en œuvre, ces évolutions impliquent des adaptations importantes des process industriels, notamment au niveau des fours à chaux, dont la température et la stabilité énergétique conditionnent la qualité du liant.

Intégration du risque climatique dans la conception des produits

Au-delà de la réduction des émissions, la démarche inclut un volet d’adaptation au changement climatique, encore peu développé dans l’industrie des matériaux.

L’entreprise mobilise une méthodologie d’évaluation des risques climatiques pour anticiper :

  • l’impact des événements extrêmes sur les sites industriels
  • les perturbations de la chaîne d’approvisionnement
  • les évolutions des conditions d’usage des matériaux

Cette approche influence directement la conception des produits, notamment dans les applications liées à l’enveloppe du bâtiment. Par exemple, les mortiers à base de chaux hydraulique naturelle sont utilisés en restauration du bâti ancien pour leur capacité à réguler l’humidité et à accompagner les mouvements des supports.

Une limite opérationnelle subsiste toutefois : l’intégration de solutions bas carbone dépend fortement de la disponibilité des ressources locales, notamment pour les matériaux biosourcés ou les combustibles alternatifs.

Une nomination interne pour piloter la transformation

La nomination de Marlène Peret au poste de pilote RSE traduit une volonté d’intégration transversale de ces enjeux. Issue des fonctions marketing et communication, elle dispose d’une connaissance des marchés et des usages, un atout pour articuler stratégie produit et attentes des prescripteurs.

« Se projeter à long terme sous l’angle climat n’est plus une option, c’est une condition pour continuer d’évoluer. »

Son rôle consiste à structurer la feuille de route, coordonner les actions et mobiliser les équipes, en lien avec un comité RSE interne réunissant direction générale, ressources humaines et direction technique.

Cette organisation reflète une évolution des pratiques dans le secteur du bâtiment, où la RSE devient un sujet de gouvernance, impliquant l’ensemble des métiers, du maître d’œuvre aux équipes de production.

Mobilisation des équipes et montée en compétences

La transformation repose également sur l’appropriation des enjeux par les équipes opérationnelles. Des formations ont été déployées auprès des personnels industriels, représentant environ 80 personnes, avec des outils pédagogiques comme la Fresque du Climat ou des ateliers de simulation carbone.

Ces dispositifs visent à traduire les objectifs stratégiques en actions concrètes sur le terrain :

  • optimisation des consommations énergétiques
  • adaptation des pratiques de production
  • compréhension des impacts carbone des matériaux

En 2026, ces formations sont étendues à l’ensemble des services, y compris les fonctions commerciales et administratives, ce qui traduit une approche globale de la performance environnementale.

Une stratégie industrielle orientée vers les matériaux bas carbone

L’investissement annoncé, équivalent à un chiffre d’affaires annuel, illustre l’ampleur de la transformation engagée. L’objectif est de repositionner la chaux comme un matériau compatible avec les exigences environnementales actuelles.

Dans le secteur du bâtiment, la chaux hydraulique naturelle est déjà identifiée pour ses propriétés :

  • perméabilité à la vapeur d’eau
  • compatibilité avec les supports anciens
  • durabilité dans les ouvrages

Son évolution vers des formulations intégrant des composants circulaires ou biosourcés répond aux attentes des acteurs de la construction, notamment dans les projets de rénovation énergétique soumis à des contraintes réglementaires comme la RE2020.

Un exemple concret concerne la restauration du patrimoine bâti, où les artisans spécialisés privilégient des liants compatibles avec les maçonneries anciennes pour éviter les pathologies liées aux transferts d’humidité.

Une dynamique RSE encore dépendante du contexte sectoriel

Avec près de 150 collaborateurs, une activité à l’international et un chiffre d’affaires d’environ 40 millions d’euros, l’entreprise illustre la capacité d’une PME industrielle à structurer une stratégie climat.

« Mobiliser l’ensemble des collaborateurs autour d’un projet fort fait partie des missions clés de cette démarche. »

Cette dynamique reste néanmoins conditionnée par plusieurs facteurs :

  • évolution des réglementations environnementales
  • accès aux technologies de captage carbone
  • maturité des filières biosourcées

Dans un secteur fortement émetteur, la transformation des procédés industriels constitue un enjeu technique majeur, impliquant l’ensemble de la chaîne de valeur, des producteurs aux entreprises de mise en œuvre.

La structuration de cette démarche RSE marque une évolution vers une approche plus systémique de la performance, intégrant à la fois les contraintes industrielles, les attentes réglementaires et les usages du bâtiment.



Foire aux questions

Quels sont les principaux objectifs climatiques de Chaux Saint-Astier® ?

Chaux Saint-Astier® vise une réduction de 20 % de ses émissions de CO2 d'ici 2030, de 45 % d'ici 2040 et l'atteinte de la neutralité carbone en 2050. Cette trajectoire repose sur des investissements dans une unité de production décarbonée, la transition énergétique et le déploiement de solutions bas carbone.

Comment l'entreprise structure-t-elle sa démarche RSE ?

Chaux Saint-Astier® s'appuie sur le référentiel ACT Pas à Pas de l'ADEME et le cadre CSRD/VSME, accompagnée par un cabinet spécialisé. La démarche se structure autour de sept enjeux prioritaires couvrant climat, énergie, santé-sécurité, formation, relation client, culture d'entreprise et gouvernance.

Quelles actions de formation sont mises en place pour les collaborateurs ?

Depuis décembre 2025, des formations axées sur le climat et la RSE sont dispensées à tous les employés industriels, puis élargies en 2026 à l'ensemble des services de l'entreprise en France et à l'international.





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